
Chantier de débardage © Delphine de Blic
Fondée l’hiver 1992 / 1993 par Roger des Prés, la Ferme du Bonheur régie par une asso loi 1901, installée sur le flanc de l’Université Paris X Nanterre, est une « zone franche » : lieu ouvert, elle accueille à la même table et indifféremment les publics avertis et les exclus ; elle pratique avec la même exigence la culture sous toutes ses formes : théâtre, musique, danse cinéma, arts plastiques, la gastronomie, l’agriculture expérimentale, la recherche scientifique, l’action sociale, la pédagogie et la formation…
« Un oasis de béton » Vinciane Despret, philosophe, Université de Liège

Balade urbaine et transhumance à moutons à La Défense et les Terrasses de l’Arche, 4 juin 2017.
Le lieu
La Ferme du Bonheur est située au 220, avenue de la République ; l’entrée publique – piétonne – est au 200, à l’angle de l’allée de l’Université, l’entrée Ouest de la faculté. Après la grande porte en bois surmontée d’une cloche en bronze, on traverse des jardins ornementaux précieux, un verger, un potager d’aromatiques et médicinales, une serre horticole… avant de déboucher dans la cour, vestige d’une vieille école de 1904 démolie en 1992, où trône le « favela-théâtre », une structure auto-construite, très rustique, en matériaux de récupération, totalement transparente, totalement ouvrable, tour à tour théâtre, salle à manger, dancefloor, hammam… où la famille « fait le cochon » en hiver. À côté, la salle de bal, ancien bal forain démontable, devenue la salle de restaurant, très meublée, bien chauffée, modulable pour les bals et les concerts classiques. Plus loin les bureaux ; ailleurs, les ateliers de construction de costumes et de décors… Le tout entre le pigeonnier, la bergerie, la porcherie, la basse-cour, l’étable, l’écurie, la carrière des chevaux…
« Un miracle qui dure » René Solis, Libération
La compagnie
À l’origine de la Ferme du Bonheur, Roger des Prés, ancien acteur de la scène dite « rock alternative » des années 1980 met en scène des spectacles qu’on s’accorde à dire « de théâtre », même si les matériaux ne sont pas toujours des textes, en tous cas pas des textes de théâtre : nouvelles de Dostoïevski, de Giono, extraits d’écrits politiques ou essai radiophonique de Jean Genet, poème de Walt Whitman, entretien entre un sociologue allemand et Khaled Kelkal, ou « tour du monde des paysans imaginaire », le spectacle originel totalement inventé par Roger, fondateur de sa pensée… et de la Ferme du Bonheur !
En 1999 le Ministère de la Culture a établi une convention avec la Ferme du Bonheur, encore en cours aujourd’hui…